Vitamine K : indispensable pour la coagulation du sang

Publié le : 09 décembre 20217 mins de lecture

La vitamine K, tout comme la vitamine A, la vitamine D et la vitamine E, appartient au groupe des vitamines liposolubles. Dans l’organisme, elle est particulièrement importante pour la coagulation du sang : en cas de carence en vitamine K, les saignements peuvent être plus fréquents. Une telle carence est souvent constatée chez les nouveau-nés, c’est pourquoi on leur fournit généralement de la vitamine K dans le cadre des premiers contrôles préventifs. Chez les adultes en bonne santé, une carence en vitamine K peut facilement être évitée car cette vitamine est présente dans de nombreux aliments.

La vitamine K : importante pour la coagulation du sang

Généralement, la vitamine K joue un rôle central dans notre corps, principalement pour la coagulation du sang : elle participe à la production de protéines qui agissent comme facteurs de coagulation pour arrêter les saignements. La vitamine K est ainsi responsable, dans le foie, de l’activation de précurseurs inactifs de ces facteurs de coagulation. S’il n’y a pas de vitamine K dans l’organisme, les facteurs de coagulation ne peuvent pas être convertis.

La vitamine K est également importante pour le métabolisme des tissus conjonctifs et des os. Avec la vitamine D et diverses protéines, la vitamine K assure le renforcement des os. Par conséquent, cela réduit le risque de fractures osseuses et d’ostéoporose. Cependant, la vitamine K aurait un effet positif non seulement sur les os mais aussi sur le système cardiovasculaire en protégeant contre les dépôts de calcium dans les artères.

Vitamine K : présence dans l’alimentation

Les besoins quotidiens en vitamine K sont de 65 à 80 microgrammes. Les légumes verts sont particulièrement riches en vitamine K. La dose quotidienne de vitamine K est contenue dans les aliments suivants, par exemple :

La vitamine K est également présente dans des aliments tels que le lait, la choucroute, la laitue, les tomates, le poulet, les haricots et les petits pois. Les aliments contenant de la vitamine K doivent être conservés à l’abri de la lumière autant que possible, sinon la teneur en vitamines de l’aliment pourrait être réduite. Les pertes lors de la cuisson, en revanche, ne sont que faibles, car la vitamine K est extrêmement stable à la chaleur.

En règle générale, l’apport de vitamine K par l’alimentation est suffisant. Toutefois, si vous avez une tendance accrue aux saignements ou à l’ostéoporose, il peut être conseillé de prendre des compléments alimentaires contenant de la vitamine K.

Vitamine K : une carence plutôt rare

Une carence en vitamine K est relativement rare, car la vitamine K est contenue dans de nombreux aliments et peut également être produite par notre flore intestinale elle-même. Une carence en vitamine K est généralement due à la prise de certains médicaments et non à une mauvaise alimentation.

Par exemple, les personnes souffrantes  de maladies du foie et de maladies du système digestif ainsi que les cancéreux sont particulièrement exposés au risque de développer une carence en vitamine K. Si nécessaire, ils doivent également prendre des suppléments de vitamine K. En outre, une carence en vitamine K peut également survenir à la suite d’un traitement à long terme aux antibiotiques, car les antibiotiques détruisent les bactéries intestinales.

De plus, les bébés sont généralement atteints d’une carence en vitamine K, car le lait maternel n’en contient que peu. En outre, la flore intestinale des bébés n’est pas encore complètement développée, de sorte qu’ils ne peuvent produire eux-mêmes que peu de vitamine K. C’est pourquoi les nouveau-nés reçoivent généralement des gouttes de vitamine K supplémentaires.

Les symptômes typiques d’une carence en vitamine K sont une coagulation sanguine plus lente et une tendance accrue aux saignements. Cela se manifeste par des saignements de nez fréquents et une tendance aux contusions.

La vitamine K pour les bébés

Les nouveau-nés reçoivent généralement de la vitamine K directement après la naissance (prophylaxie de la vitamine K), car ils naissent avec des faibles réserves de vitamine K. Si les bébés sont entièrement allaités, ils doivent recevoir un supplément de vitamine K jusqu’à la fin de la période d’allaitement.

La vitamine K peut être administrée aux nouveau-nés par voie orale ou par injection. Aujourd’hui en Allemagne, la vitamine K est principalement administrée par voie orale sous forme de gouttes, alors que les injections ne sont généralement données qu’aux prématurés. Les gouttes de vitamine K sont administrées aux bébés lors des trois premiers examens préventifs. Dans d’autres pays, cependant, les injections sont préférées afin d’obtenir une protection complète avec une seule administration.

Antagonistes de la vitamine K

Chez les personnes qui présentent un risque accru de thrombose, la formation de la vitamine K est inhibée par les médicaments. Ces médicaments, qui contiennent des coumarines telles que la phénprocoumone ou la warfarine, sont appelés antagonistes de la vitamine K et appartiennent au groupe des anticoagulants (inhibiteurs de la coagulation sanguine). Ils sont administrés aux patients souffrant, entre autres, d’une valve cardiaque artificielle ou de fibrillation auriculaire.

Les antagonistes de la vitamine K empêchent les facteurs de coagulation de passer de leur précurseur inactif à leur forme active. Cela réduit le risque de formation de caillots sanguins. Cependant, un régime alimentaire riche en vitamine K peut réduire l’effet des antagonistes de la vitamine K.

Cependant, il n’est toujours pas nécessaire d’éviter complètement les aliments contenant de la vitamine K. En cas de doute, la dose d’anticoagulant doit être légèrement augmentée après avoir consulté le médecin traitant. Il ne faudrait jamais prendre de préparations supplémentaires de vitamine K lors de la prise d’un inhibiteur de la coagulation sanguine.

Surdose de vitamine K

Une surdose de vitamine K ne se produit que très rarement, car la vitamine n’a pas d’effet toxique. Si de très fortes doses sont injectées, une réaction allergique cutanée peut se produire. Des changements dans la composition du sang ont également été observés dans certains cas, notamment chez les nourrissons : Des doses particulièrement élevées peuvent provoquer la dissolution des globules rouges (hémolyse).

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